Premières démolitions
Le 13 mai 2016 marque la première journée de travaux depuis l’acquisition de la maison fin février.
Au programme de cette journée de démolition :
Suppression de l’escalier extérieur en béton.
À la fin de la journée, il n’en reste plus que la structure métallique qu’il faudra finir de découper pour la « décoller » du mur sud !
Matériel utilisé : disqueuse électrique + masse + burineur électrique 12 joules
Démolition des plafonds des deux chambres du haut
L’état des plafonds en plâtre sur lattis nécessitait une rénovation pour plusieurs raison : un dégât dû à un ancien trou dans la toiture avait fait tomber du plâtre et apporté des moisissures ; dans la chambre du fond, le plafond avait « bougé » au point de faire apparaître de longues fissures… masquées par des plaques de polystyrène « décoratives ».
Alors… on a tout fait tomber ! Ce qui nous a permis de vérifier que le plancher du grenier était en bon état, même si quelques solives sont un peu trop espacées (55-58 cm au lieu de 50). Il y aura sûrement quelques reprises par endroits, mais rien de dramatique.
Matériel utilisé : pied de biche
Démolition de la cloison entre les deux séjours du bas
L’objectif est bien sûr de regrouper deux petits séjours (l’un au nord et l’autre au sud) pour disposer d’une pièce principale de vie presque carrée.
Rien de compliqué dans cette démolition : la cloison est en petites briques, et des coups de masse de haut en bas sur des bandes de 1,5m environ suffisent à en venir à bout.
On garde le bois dans un premier temps au cas où cette cloison soit devenue un peu porteuse avec le temps. Puis on étayera au moment de supprimer le bois… sauf le pilier central qu’il faut absolument conserver (et préserver).
Matériel utilisé : masse
À la découverte de l’état des murs
Un peu d’archéologie
Nous le savions depuis le début : la plus grande inconnue dans cette maison était l’état interne des murs en pisé. Emprisonnés dans des enduits au ciment, le risque est que le pisé soit dégradé par l’humidité. L’enduit intérieur d’un des salons étant partiellement tombé pour cette même raison d’humidité, nous avions déjà un petit indice : le pisé était à nu à cet endroit et partait en poudre au moindre touché avec le doigt.
Problème avant l’achat : impossible de se permettre de faire un trou dans l’enduit extérieur pour vérifier l’état du pisé. C’est donc avec impatience que nous avons levé le doute en piquant l’enduit ciment en bas du mur sud.
Et là, 2 mauvaises surprises d’un coup :
- Même en bas du mur, on tombe sur du pisé sous l’enduit ciment… alors qu’on s’attendait plutôt à voir le soubassement en pierre.
- Ce pisé est trempé (marron foncé) et tombe facilement au touché.
Nous tombons donc sur la combinaison du pire pour un mur en pisé : absence de soubassement au-dessus du niveau du sol, et enduit ciment tellement épais (8cm par endroits !) qu’il laisse l’humidité emprisonnée dans le pisé.
Pas de panique !
Heureusement, on a encore échappé à l’état du pisé boueux. Sa situation est donc critique mais pas désespérée. Le sujet des murs devient par contre prioritaire sur tout le reste : il est impératif de supprimer tout l’enduit ciment extérieur, et de renforcer les murs en reprenant le sous-œuvre avec des briques en terre cuite et un béton à la chaux.
Autre sujet : l’absence de soubassement au sud. Cette bizarrerie finit par s’expliquer et révéler une part de l’histoire de la maison : le terrain a dû être remblayé après la construction de la maison pour être surélevé et atténuer la pente par rapport au petit chemin qui passe derrière le terrain. Si on veut que le soubassement reprenne son rôle, il sera nécessaire de rabaisser le niveau du terrain d’au moins 30cm tout le long du mur sud… et de poser un drain pour chasser l’excès d’humidité.
Une réflexion sur “Premières démolitions, premières (mauvaises) surprises”
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