Sablage du plafond du rez-de-chaussée

Situation initiale

Durant la phase de démolition, nous avons supprimé toutes les cloisons et surtout l’intégralité des faux plafonds. Ces opérations ont donc laissé apparents le plancher de l’étage et son solivage, dans un état pas très agréable à l’œil.

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Donc pour mettre en valeur l’un des seuls éléments intérieurs que nous avons préservés dans la maison, nous devons décaper ce plafond pour le préparer à recevoir une nouvelle peinture. Et comme nous sommes en présence d’une vieille peinture qui a souffert d’avoir été enfermée dans un faux plafond, la solution la plus appropriée est de sabler l’ensemble du plafond.

Préparation du chantier

Le sablage est un moyen rapide mais « violent » de décaper des surfaces. Parmi les points de vigilance :

  • Un sablage mal maîtrisé peut abîmer les matériaux fragiles, en particulier les bois anciens.
  • Il faut s’attendre à ce qu’il y ait beaucoup de poussière sur le chantier, et une phase de ramassage du sable au sol après le chantier.

Pour un chantier bien préparé, il faut donc vider au maximum la pièce de tout ce qui y est stocké. Nous avons seulement laissé quelques poutres/poteaux que nous avons en réserve pour le futur garage. Tout le reste s’est vu répartir entre l’étage (pour les objets légers) et l’extérieur.

De plus, il faut protéger toutes les parties du chantier qui sont susceptibles d’être abîmées par le sable. Cela concerne en particulier les gaines électrique que nous avons déjà installées.

Le matériel

Il existe plusieurs types de sablage :

  • Le sablage classique : utilise des sables spécialement calibrés pour le décapage de surfaces. Le sable est projeté grâce à de l’air comprimé
  • L’aérogommage : utilise des abrasifs moins violents que le sablage classique
  • L’hydrogommage : utilise un mélange d’abrasif et d’eau

Chacun de ces types de sablage répond à des besoins spécifiques, et utilise du matériel différent. Par contre, quoiqu’il en soit, toutes les méthodes de sablage nécessitent un compresseur thermique d’au moins 2000 litres. Et en termes de logistique, il faut bien s’y préparer. Compter :

  • 500kg pour un compresseur diesel 2000l
  • 80kg pour la sableuse
  • 60kg pour l’extracteur d’humidité (optionnel mais fortement recommandé pour éviter les bouchons de sable dans la tuyauterie)
  • …et les sacs de 25kg de sable.

Après avoir pris conseil auprès d’une société de location spécialisée, nous sommes partis sur le sablage classique : l’aérogommage présentait moins de risque d’abîmer les surfaces à traiter, mais allait s’avérer beaucoup trop long pour traiter notre plafond en une seule journée. Mais une utilisation d’une faible quantité de sable allait pouvoir « limiter la casse » sur les supports à traiter.

La quantité de sable est TRÈS variable d’un chantier à l’autre. C’est pourquoi les fournisseurs de matériel de sablage ne peuvent pas être très précis dans les quantités vendues. Mais il reste toujours possible de rendre les sacs non entamés. Dans notre cas, nous sommes partis avec 15 sacs de 25kg de sable moyen.

Action !

Après avoir déchargé tous les équipements et le sable, on raccorde le compresseur à l’extracteur d’humidité, et l’extracteur d’humidité à la sableuse. Pour terminer sur les raccordements, on relie la sableuse au scaphandre. Vu la quantité de sable et de poussière qui tombe en permanence sur l’opérateur, le scaphandre de protection doit être alimenté constamment en air frais. Et comme l’air arrive sec, il n’y a pas de condensation sur la visière !

Le seul réglage sur lequel on peut jouer est la quantité de sable que l’air transporte jusqu’à la buse de sablage. Il faut donc trouver la quantité suffisante pour sabler le support sans l’abimer. Et moins le débit de sable est important, plus longs seront les travaux.

Pour la manipulation de la buse de sablage, le mieux est d’avancer à la vitesse juste suffisante pour éviter de repasser plusieurs fois sur les mêmes zones : c’est moins fatiguant pour progresser. D’un autre côté, il faut éviter de s’attarder trop longtemps sur la même zone au risque de lui donner un aspect différent du reste du support.

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Tenue de cosmonaute obligatoire !

Résultat

Comme nous avons été gentils avec notre support, nous n’avons consommé que 5 sacs de sable sur les 15 prévus. Par contre en 6 heures, nous n’avons pu traiter que les trois quarts de la surface totale de plafond à traiter. Mais ce n’est pas très grave : ces trois quarts correspondent à la partie du plafond qui était peinte. Le quart restant est de l’ancien parquet recyclé (posé à l’envers) avec des chevrons neufs.

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Et voilà le résultat ! Bien suffisamment net pour recevoir une nouvelle peinture… dans quelques mois !

Pour terminer complètement ces travaux de préparation des plafonds, on pourra donc utiliser une ponceuse classique. Plus long mais moins coûteux et moins « violent » que le sablage.

Au final, le sablage a fait gagné beaucoup de temps sur la préparation des supports. Cela reste une opération fatigante, surtout pour des plafonds car avec les bras levés en permanence. Et peu adaptée à un logement déjà habité !

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