Situation initiale
Le mur Sud (encore lui !) a été maltraité par l’humidité par l’accumulation de plusieurs problèmes :
- Un soubassement complètement enterré dans le sol, au lieu de le laisser dépasser d’une trentaine de centimètres
- La présence d’un escalier extérieur en béton qui a retenu les eaux de pluie vers le mur
- La présence d’un bassin de récupération d’eau de pluie en ciment, directement accolé au mur
- La présence d’un enduit en ciment, non perspirant par nature, et qui a donc emprisonné l’humidité dans le mur
- L’absence totale de drain
Après avoir piqué l’enduit à quelques dizaines de centimètres au-dessus du soubassement, nous n’avons pu que constater les dégâts : le pisé était « mangé » tellement il avait été érodé. Le fait de piquer l’enduit au ciment a enfin permis au mur de sécher, après des dizaines d’années passées en apnée ; mais cela n’a pas remplacé les parties de pisé détériorées. Pour ce faire, nous prévoyons de créer des « potelets » en briques creuses liées au mur en pisé grâce à un mortier à la chaux.
Création des ouvertures pour les potelets
Le principe général des potelets est de créer un trou dans toute l’épaisseur du mur pour y déposer les briques et les sceller au mortier à la chaux. Chaque potelet devant être mis en place l’un après l’autre pour éviter de trop fragiliser le mur.
Concrètement, nous ne mettons en place qu’un seul potelet, à l’angle Sud-Ouest de la maison, là où est déjà visible une fissure de l’enduit ciment sur toute la hauteur du mur et où reposait le bassin de récupération d’eau de pluie.
Nous créons également deux autres demi-potelets le long du même mur pour reprendre le pisé qui n’est en réalité dégradé que sur le côté extérieur du mur. Les trous dans le pisé pour ces demi-potelets sont donc non-traversants et s’arrêtent à la moitié de l’épaisseur théorique du mur.

Une réflexion sur “Reprise en sous-œuvre du mur Sud”
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