Après avoir isolé notre sol avec les plaques de verre cellulaire, nous poursuivons l’empilement des couches avec cette fois-ci l’installation du plancher chauffant.
L’idée est d’avoir 1 boucle dans le salon + 1 boucle dans la cuisine, qui seront connectées à la chaudière à granulés de bois dans le futur. Le tout sera coulé dans la chape de 5cm d’épaisseur en chaux et sable.
Les tuyaux sont en PER multicouche pour leur commodité de mise en œuvre et leur protection contre l’apparition de boues dans le circuit.
La fixation des tuyaux
Le problème avec les plaques de verre cellulaire est qu’il n’est pas possible d’y agrafer ou d’y attacher des tuyaux : c’est simple, on a l’impression de planter un clou dans une biscotte !
La fixation des tuyaux au sol étant indispensable avant de couler la chape, nous avons donc envisagé plusieurs solutions :
- Poser des plaques d’OSB 4, les plus résistantes aux milieux humides, et utiliser des colliers de fixation à vis pour les tuyaux
- Poser une couche d’au moins 3cm de liège en panneaux, et utiliser des agrafes plastiques pour fixer les tuyaux
Après de longues recherches, nous avons opté pour la solution des panneaux de liège. Économiquement, il n’y avait pas vraiment une solution meilleure que l’autre : ça reste cher, tout ça pour arriver à fixer des tuyaux (près de 500€ de liège !). Mais techniquement, on avait quand même un doute avec l’OSB 4 : une chape chaux/sable allait être coulée dessus, et c’était donc un peu limite de lui faire subir ça. Ajouté à cela le fait que l’OSB 4 s’est avéré particulièrement difficile à se procurer…
Pose des plaques de liège
C’est sûrement la partie la plus simple et rapide de la mise en place du plancher chauffant : il suffit de recouvrir l’ensemble du sol avec des plaques. Et on en a eu suffisamment pour créer une bande isolante de 2x3cm d’épaisseur sur 6cm de haut, tout le long du mur. Une fois que la chape sera en place, il ne restera alors plus qu’à égaliser la bande isolante par rapport au niveau de la chape ; théoriquement, il faudra couper 1cm de liège partout.

On sort les crayons
Avant de commencer à dérouler du tuyau, il est nécessaire de poser son plan d’installation sur papier. Pour dessiner nos boucles, nous avons respecté une distance de 30cm avec les murs périphériques (pour laisser un peu de place aux gaines électriques qui passeront par-là) et de 20cm avec les autres éléments tels que les futures cloisons.
On trace alors un chemin « aller » qui boucle en conservant une distance avec lui-même de 40cm pour laisser de la place au chemin « retour ». Au final, les tuyaux seront donc à peu près tous espacés de 20cm entre eux.
La pose des tuyaux
Après 1 à 2 heures de dessin à échelle réduite, on recopie le plan des tuyaux à la craie et au cordeau sur le sol.

Ce n’est qu’à ce moment-là que la pose réelle des tuyaux peut enfin commencer. Comme pour le plan « papier », on part de l’arrivée d’eau chaude et on déroule la bobine en tordant et en agrafant le tuyau au fur et à mesure. On essaie de limiter les « remontées » de panneaux de liège mais ce n’est pas toujours possible lorsqu’il y a une certaine tension dans le tuyau (par exemple au niveau du centre des boucles).
Un travail à faire à deux : l’un qui déroule le tuyau, l’autre qui fait prendre sa forme au tuyau et qui l’agrafe.

Avant de couler la chape, on prend soin de raccorder nos 2 circuits au collecteur et de mettre le circuit à 3 bars de pression, avec de l’air. Cela permet d’une part de s’assurer qu’il n’y a pas de fuite nulle part, et de « dilater » les tuyaux avant qu’une charge de mortier ne leur tombe dessus !